Sélectionner une page

Venons en à présent à ce drôle d’oiseau qu’est Hummingbird afin d’évaluer son impact sur les pratiques SEO à venir.

Hummingbird et la recherche sémantique :

L’algorithme prénommé hummingbird, fait son apparition en 2013 mais passe alors totalement inaperçu. Pourtant le colibri existe dans le but d‘améliorer la pertinence des résultats Google, grâce à une compréhension supérieure des requêtes des internautes.

Contrairement à Penguin et Panda, il semblerait que le colibri ne soit pas un filtre. Son but n’est donc pas de pénaliser les sites de mauvaise composition, mais de rendre les résultats de recherche plus pertinents.

Cet algorithme intègre le concept de la recherche sémantique, autrement dit, le moteur se base sur les occurrences entre termes similaires. On ne se focalise donc plus sur l’expression de la requête en elle-même mais sur son sens. Par exemple, le mot « naissance » sera associé à un autre terme sémantiquement proche comme « couche-culotte » (en grossissant le trait).

L’algorithme intègre donc :

  • un traitement du langage naturel : se rapprochant de celui que nous employons dans une conversation orale
  • une reformulation de l’expression de recherche: remplacer les mots-clés essentiels par des termes en relation avec leur sens
  • une réponse plus approfondie basée sur une requête plus développée

On peut assimiler cet algorithme à une méthode de recherche de type « conversationnelle » : une première requête de base implique une réponse qui induit une seconde requête réinterprétée pour une seconde réponse plus approfondie.

En conclusion : cette reformulation de la requête originelle permettrait aux contenus véritablement pertinents de ressortir en tête de liste des résultats.

Quel impact d’hummingbird dans les pratiques SEO ?

SEO

Si Hummingbird est  passé inaperçu jusqu’ici, c’est qu’il a essentiellement impacté les requêtes dites de « longue traînes*», donc peu visibles puisque nous raisonnons encore en terme de mots-clés. Mais tout cela pourrait évoluer dans les années à venir !

Alors qu’elle est la clé afin de prévenir ces bouleversements ?
On va dire que je radote, mais le secret c’est … un contenu de qualité ! Il nous faudra donc rédiger des contenus profonds, en relation avec les requêtes longues traînes.

Pour cela nous devrons :

  • élargir l’univers sémantique des contenus via des synonymes et des termes occurrents.
  • tendre vers un langage naturel proche du parlé et utilisant la forme interrogative
  • continuer d’appliquer les préceptes déjà connus tels que :
    • veiller au maillage interne des contenus : respecter la thématique de l’article
    • optimiser tous les médias afin de les rendre accessibles à l’indexation
    • penser au référencement géolocalisé
    • intégrer des liens sortants pertinents et en rapport avec la thématique de la page
    • utiliser les métadonnées afin d’apporter au moteur des indications précises sur le contenu des pages
    • etc.

En conclusion : plus on aidera le moteur à déchiffrer le contenu, plus il ressortira dans les résultats de recherche.

Certes, il faut se préparer à ces modifications à venir, mais l’impact d’hummingbird mettra encore quelques années avant de se développer. Dans tous les cas, le contenu ne doit pas être négligé. On note qu’après cet algorithme qui tend à supprimer les mots-clés, le chef de l’équipe webspam de Google Search, Matt cutts, annonça ce 5 Mai que l’importance SEO des Backlinks devrait aller en diminuant. En contrepartie, un nouveau critère devrait être mis en avant, je vous le donne en mille : l’expertise des auteurs !

*Longue traîne : multitude de mots ou expressions clés qui, une fois cumulés forment la « queue de longue traine » pouvant apporter un trafic très important au site.