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Cela fait des semaines que vous travaillez sur votre blog, et malheureusement, le constat est sans appel : presque personne ne vous lit.

Pourtant vous avez suivi tous les conseils glanés çà et là sur le web. Vous avez créé un contenu exceptionnel. Vous avez peaufiné votre SEO. Vous avez passé des heures à essayer d’avoir le maximum de followers sur Twitter.

Mais non, ça ne donne rien. Aucun trafic, ou presque. Vous osez à peine regarder vos statistiques Google Analytics. La courbe ressemble à l’électro-encéphalogramme d’un mort.

Alors vous commencer à douter.

Vous vous dites que vous n’avez pas compris le blog. Ou que les blogueurs connus ont un « truc ». Un « truc » inaccessible au commun des mortels et qui attire les lecteurs.

C’est la déprime. Vous avez envie de renoncer.

Mais il y a cependant une lueur d’espoir. Faites moi confiance. Pourquoi devriez-vous me croire ? Parce que moi aussi j’ai connu cette situation.

Et voici comment j’ai fait pour m’en sortir.

Mon expérience

Revenons brièvement en 2014. Après des années à lancer des petits blogs d’amateur tous les deux ou trois ans, j’ai décidé de m’y mettre sérieusement.

Oui, cette fois-ci, j’allais faire les choses comme il faut. Focaliser mes articles sur une seule thématique, et ne plus parler de science un matin, d’Apple le lendemain, et de géopolitique le surlendemain.

J’allais utiliser des outils pour mesurer le nombre de mes lecteurs – jusqu’ici je n’en avais aucune idée ! J’allais créer des comptes sur les réseaux sociaux et travailler mon référencement.

Bref, j’allais essayer de faire comme les pros. Et devinez ce qui arriva ?

Eh bien… rien. Pas de trafic, ou presque pas. Disons 10 visiteurs par jour au bout d’un an. Allez, 30 parfois.

Si votre trafic ressemble à cela, gardez le moral, il y a une solution.
Si votre trafic ressemble à cela, gardez le moral, il y a une solution.

Alors j’ai connu le découragement. J’ai eu l’impression que j’étais arrivé trop tard, ce qui me fendait le cœur, à moi qui avait créé mon premier site en 1999 ! J’avais l’impression d’avoir laissé passer ma chance bêtement, comme un type qui aurait pu acheter 50% de Microsoft en 1979 et ne l’aurait pas fait.

Comme certains blogs dévoilaient leurs statistiques, je voyais des chiffres hallucinants : untel qui avait démarré en même temps que moi avait 20 fois plus de visites quotidiennes !

C’était dur à encaisser.

Puis j’ai réfléchi. Je me suis dit : qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ça ne marche pas ?

Pourquoi certains réussissent-ils ?

J’ai étudié les blogs à succès. On pouvait les diviser en deux catégories : les historiques, ceux créés avant 2008-2009, et les « retardataires », ceux créés après.

Les historiques, ce sont les blogs qui avaient démarré dans un monde sans concurrence ou presque. Il y avait déjà pas mal de lecteurs, mais peu de blogueurs.

A cette époque, Google fonctionnait avec des algorithmes beaucoup plus simples et prévisibles qu’aujourd’hui, ce qui rendait le SEO beaucoup plus facile.

Les sujets les plus rentables, comme la séduction, le développement personnel et le blogging, n’étaient pas encore saturés, mais en même temps déjà exploités, ce qui dévoilait leur potentiel.

Et il y avait l’exemple des Etats-Unis qui nous montraient (et d’ailleurs nous montrent toujours) avec deux ou trois ans d’avance ce que le web allait devenir chez nous.

Ces blogs avaient eu de la chance, ou du flair, sans doute un peu des deux.

Et puis il y avait les retardataires.

Ce terme n’est pas péjoratif, bien au contraire : ces blogs étaient arrivés à se faire une place au soleil sans bénéficier des mêmes facilités que les historiques.

Ils avaient dû se battre pour conquérir leur audience. Trouver des lecteurs quand tous les sujets ont déjà été traités par les autres.

Alors je me suis dit que j’allais observer leurs techniques. Comprendre comment ils s’étaient fait connaître malgré la concurrence.

Ça m’a pris du temps. J’ai lu beaucoup sur des sites français et américains. Et mes conclusions ont été surprenantes.

Vous voulez les connaître ?

La clé du succès

Je me suis rendu compte que la majorité des blogs font fausse route.

Soyons plus précis : qu’est-ce qu’on conseille un peu partout de faire à un débutant ? Ecrire du bon contenu, publier souvent, et travailler son référencement.

Or il y a un problème : vous créez votre site, votre prose est digne de Balzac ou Chateaubriand, et vous optimisez vos mots-clés, la base du SEO. Très bien, mais dites-moi, comment est-ce que les lecteurs savent que vous existez ?

Si vous m’aviez posé cette question il y a deux ans, j’aurais répondu : « Ils découvrent le nouveau blog via Google grâce au SEO, puis y reviennent d’eux-mêmes parce que les articles sont bons ».

Ce raisonnement semblait se tenir non ? En fait, non, ça ne marche pas tout à fait comme ça.

La seconde partie est vraie : les lecteurs qui apprécient un article vont revenir, et une petite proportion très intéressée va laisser son email dans un formulaire, ce qui permet de les contacter directement.

Ce qui est faux, c’est la première moitié de la phrase : Google seul ne suffit pas pour lancer un site. Il faut un minimum de trafic pour que le roi des moteurs de recherche vous mette en valeur dans ses résultats.

C’est un peu comme pour former une pelote de laine : une fois qu’on a fait la petite boule de départ, elle grossit très vite. Sauf que tout le problème est d’avoir cette petite boule.

Et toutes les astuces de SEO que vous lirez ici où là n’y changeront rien.

Alors, comment avoir le trafic minimum lorsqu’on est un parfait inconnu ?

La réponse est finalement assez logique : il faut prendre les lecteurs là où ils sont déjà. Et où sont-ils ? Vous n’avez pas une petite idée ? Sur les blogs déjà connus, tout simplement.

Or ces lecteurs ne connaissent pas le nouveau blogueur. Celui-ci doit donc leur faire connaître son travail. Il doit le promouvoir.

D’où cette phrase qui résume la méthode à suivre :

Il faut s’appuyer sur ceux qui ont déjà du succès pour promouvoir son contenu.

Tout est dit ici.

Ce qu’il ne faut plus faire

Pour être honnête, cela ne m’enchantait pas vraiment. Cela voulait dire bloguer d’une façon différente de celle que j’avais imaginé.

Déjà, cela impliquait d’arrêter de perdre du temps avec le SEO, du moins au début.

Non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : le référencement d’un site n’est pas inutile, bien au contraire. Mais il ne doit pas intervenir au démarrage d’un blog, tout simplement parce qu’il n’y a encore rien à référencer.

Dit autrement, on peut voir le SEO comme un multiplicateur d’audience. Si de base vous avez 1000 lecteurs, il va peut-être les multiplier par 2. Donc vous en obtiendrez 2000 au final.

Mais si vous en avez zéro ? Eh bien, 0 x 2 = 0.

Autre conséquence désagréable : les réseaux sociaux ne servent pas à grand-chose.

Oui, je sais, là aussi, tous les « experts » vont me tomber dessus. Bien sûr que Facebook ou Twitter peuvent vous aider à vous faire connaître. Bien sûr que certains ont su les exploiter à leur profit. Bien sûr qu’il y a de belles success-stories à raconter sur le sujet.

Mais on oublie un détail, c’est que pour ça, il faut être déjà un pro dans ce domaine. Si vous débutez, vous savez sans doute envoyer un tweet ou poster la vidéo de votre anniversaire sur le site de Mark Zuckerberg, mais ça s’arrête là.

Pour le débutant, l’intérêt des followers sur Twitter par exemple, est très faible. Déjà, par définition, on en a peu au début.

Et même si l’on en a 2000, est-ce que ça veut dire que 2000 personnes vont forcément voir votre tweet annonçant un nouvel article ? Et qu’elles vont forcément toutes le retweeter ? Bien sûr que non.

Pour qu’un follower soit « utile », il faut qu’il soit intéressé très précisément par la thématique du tweet, et qu’il soit connecté au moment où ce même tweet arrive.

Ou qu’il ne soit pas saturé d’infos, tout simplement. Car si vous suivez beaucoup de monde, les tweets, il en arrive parfois cinq par minute !

Bref, j’avais perdu beaucoup de mes certitudes. Toutefois m’en restait encore une à remettre en cause.

Je vous ai expliqué plus haut que l’important, c’est de promouvoir son contenu auprès de blogueurs à succès. Mais on fait comment ?

La technique pour promouvoir son blog

La réponse est apparue sous la plume d’auteurs perspicaces que j’ai eu la chance de lire : les articles invités.

Je connaissais cette technique depuis longtemps, mais je ne l’employais pas.

Pourtant plusieurs personnes m’avaient proposé d’écrire pour leur site, mais je déclinais toujours l’offre, car j’étais persuadé que le contenu bénéficiait surtout au blogueur hôte et pas vraiment à son auteur.

En fait, je m’appuyais à tort sur mon propre comportement : quand je lis un article, je fais peu attention à qui l’a écrit. Seul le texte lui-même m’intéresse. Donc j’imaginais que tout le monde réagissait de la sorte. Grave erreur.

Les articles invités sont la meilleure solution au manque de lecteurs. C’est donc celle que je me suis décidé à mettre en œuvre, et que j’utilise notamment pour faire connaitre le Roi de l’Audience.

Comment rédiger un article invité ?

Je vous ai convaincu ? Vous allez écrire un post et le proposer à un blogueur ? Excellent.

Toutefois, pour avoir une chance d’être accepté, votre article doit toutefois répondre à quelques critères. Voici les plus importants :

  • Respectez précisément la thématique du blogueur hôte. Même si ça paraît évident, c’est parfois difficile. Quelqu’un qui blogue sur le webmarketing m’a refusé un article sur la motivation, car « blogging » et « webmarketing » ne sont pas exactement synonymes.
  • Ecrivez avec le même style que votre cible. Remarquez les expressions, le ton adopté (familier, sérieux, humoristique, etc.). Votre article ne doit pas trancher avec le reste de ce qui est publié sur le site.
  • Fournissez votre article en pièce jointe dans un fichier Microsoft Word, et non pas directement copié-collé dans un email.
  • Soignez l’orthographe, la grammaire et la présentation. Relisez vous ! Indiquez clairement les titres et les sous-titres. Renseignez les liens HTML.
  • Insérez dans le fichier Word tous les éléments non textuels, comme les photos, pour que votre hôte ne soit pas forcé de vous les demander.
  • Apportez de la plus-value aux lecteurs. Votre texte doit éviter le bla-bla et offrir une solution à un problème particulier.
  • Sauf demande contraire du blogueur, écrivez un article long (disons 2000 mots, plus si vous pouvez). Un article long fait plus sérieux et est mieux classé dans les moteurs de recherche.
  • Ne placez aucun lien affilié. Cela passera mal. Commencez par attirer vos propres lecteurs, et seulement après, vous pourrez essayer de les monétiser sur votre site.

Comment proposer un article invité

OK, maintenant votre article est prêt. Comment faire pour le proposer ? Si vous connaissez déjà le blogueur hôte, faites-lui un email bien sûr.

Et si vous ne le connaissez pas ?

C’est là qu’il faut apprendre le relationnel. Votre but va être de créer un dialogue. Attention, ce n’est pas une science exacte. Tout dépend de la personnalité de votre cible.

Commencez par vous faire connaitre en déposant un ou deux commentaires sur son site.

Ne dites rien d’inutile. Soyez constructif. Apportez un plus, soulignez une information supplémentaire qui pourrait être utile à l’article par exemple.

Sur Twitter, retweetez un ou deux tweets.

Puis contactez le blogueur par mail, en écrivant quelque chose comme :

Bonjour X,
Je lis votre site depuis quelque temps et j’ai bien aimé votre article sur la culture des carottes.
Il se trouve que je blogue aussi sur le sujet (www.unpotagerquidechire.com). J’ai écrit un article sur la culture des radis qui pourrait apporter de l’information pertinente à vos lecteurs. Vous le trouverez en pièce jointe. Est-ce que cela vous intéresserait de le publier ?
Si besoin je peux le réviser pour l’adapter à vos besoins.
A très bientôt j’espère.
Bien cordialement,
Z.

Et si vous essuyez un refus, ne déprimez pas. Cela arrive à tout le monde. Ne vous remettez pas en cause. Proposez plutôt votre article à d’autres, modifiez-le, ou écrivez-en un qui colle plus aux attente de votre cible.